Des files d’attente ont été constatées, ce 3 mars 2026, dans plusieurs stations-service du pays, sur fond de craintes liées au conflit au Moyen-Orient, la SONAP assure toutefois que les stocks disponibles couvrent les besoins nationaux.
Le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, qui dure depuis 4 jours, a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Cette annonce a suscité de nombreuses spéculations au sein de la population guinéenne.
Ce mardi matin, la tension est montée d’un cran, avec l’apparition de longues files dans la quasi-totalité des stations-service de la capitale. Propriétaires de véhicules et conducteurs de motos ont cherché à constituer des réserves, redoutant une éventuelle pénurie de carburant.
Face à cette situation, la SONAP a tenu à rassurer l’opinion publique. Dans un communiqué publié le 3 mars, la société a affirmé que « les stocks de carburant actuellement disponibles dans nos dépôts, ainsi que les cargaisons déjà sécurisées et en cours d’acheminement, permettent de couvrir pleinement les besoins nationaux ». Elle précise également que l’approvisionnement des stations-service sur toute l’étendue du territoire se poursuit normalement, conformément à la programmation habituelle.
Par ailleurs, l’EPA lance un appel aux citoyens afin d’éviter la spéculation et les attroupements dans les stations-service, soulignant que ces comportements peuvent perturber l’efficacité de la distribution et créer des tensions inutiles.
Les autorités invitent ainsi la population au calme, rappelant qu’aucune rupture d’approvisionnement n’est à signaler à ce stade.






























