Lors de l’examen du budget rectificatif du ministère de l’Énergie le 5 novembre, les responsables du secteur ont présenté aux conseillers nationaux de la transition l’exécution financière, mettant en lumière un écart important entre les crédits engagés et les paiements effectivement réalisés.
Malgré un budget initial de plus de 3 000 milliards GNF et une légère hausse de 0,21 % dans la loi de finances rectificative, seulement 15 % des fonds auraient été décaissés, alors que 71 % auraient déjà été engagés. Ce constat révèle les difficultés structurelles du secteur à transformer les allocations financières en projets concrets, alors que des investissements urgents restent nécessaires pour améliorer l’accès à l’électricité et la fiabilité du réseau.
Par ailleurs, les conseillers auraient également pointé le problème récurrent des impayés d’électricité par plusieurs administrations publiques, un facteur susceptible de perturber la chaîne de financement et de fragiliser davantage la capacité du secteur à exécuter ses engagements.
À cette allure, il devient crucial de réguler les paiements des établissements publics, d’accélérer l’installation de compteurs et la mobilisation des fonds, afin que les ressources disponibles produisent enfin un impact tangible sur le terrain.






























