Depuis plusieurs semaines, la Guinée fait face à des tensions récurrentes sur la disponibilité du numéraire, suscitant interrogations et inquiétudes au sein de la population. Dans ce contexte, certaines analyses ont cherché à établir un lien entre cette situation et l’emprunt obligataire de 5 000 milliards GNF, récemment mobilisé par l’État. L’Association Professionnelle des Banques (APB) a tenu à apporter des clarifications formelles pour rétablir les faits.
Par Djenaba Sylla
Dans un communiqué, l’APB souligne que cet emprunt, réalisé sous forme de souscription à des obligations du Trésor, constitue un instrument classique de mobilisation de ressources intérieures, largement utilisé tant au niveau régional qu’international. L’organisation précise qu’il « s’inscrit dans le cadre du financement des investissements publics prioritaires dûment autorisés par le Conseil National de Transition à travers la loi de finances ». En conséquence, affirme-t-elle, « cet instrument n’a eu pas d’impact direct sur la disponibilité du numéraire dans le système bancaire ».
Par ailleurs, l’APB revient sur d’autres interprétations inexactes concernant la mobilisation partielle des réserves obligatoires. Elle rappelle que les montants concernés sont restés limités, représentant une proportion marginale du niveau global des réserves, et que le niveau des réserves obligatoires demeure confortable, à plus de 8 750 milliards GNF toutes devises confondues. Selon l’APB, les tensions observées sur le numéraire s’expliquent davantage par « des facteurs liés à la circulation du cash (préférences accrues pour la détention de liquidités, déséquilibres dans la distribution fiduciaire, comportements de thésaurisation), plutôt qu’un déficit structurel de liquidité dans le système bancaire ».
En définitive, à travers cette mise au point, l’APB réaffirme son engagement à œuvrer sans relâche pour garantir la stabilité et la continuité du système financier national. Le secteur bancaire guinéen se veut un partenaire fiable et engagé aux côtés des autorités et de la population pour soutenir les actions de développement socio-économique, dans une dynamique de stabilité retrouvée et de confiance partagée.






























