L’excédent commercial de la zone euro s’est établi à 7,8 milliards d’euros en mars 2026, contre 34,1 milliards un an plus tôt. Cette baisse s’explique principalement par le recul des exportations de 5,5 %, à 265,3 milliards d’euros.
Ce repli intervient après un niveau exceptionnel enregistré l’année précédente, marqué par une forte hausse des achats des consommateurs américains en anticipation de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane en avril 2025.
Les exportations ont reculé dans plusieurs secteurs clés, notamment les produits chimiques (-31,9 %), les machines et véhicules (-2,0 %) ainsi que les produits alimentaires et boissons (-1,3 %). Les ventes vers les États-Unis ont chuté de 38,8 %, tandis que celles vers la Chine (-4,6 %) et la Turquie (-9,3 %) ont également diminué.
Dans le même temps, les importations ont progressé de 4,4 % pour atteindre 257,4 milliards d’euros, portées par la hausse des achats de carburants et lubrifiants (+8,3 %) et de matières premières (+5,8 %), dans un contexte d’augmentation des coûts de l’énergie liée au conflit israélo-iranien. Les importations de machines et véhicules ont également augmenté de 6,8 %.
Enfin, presque tous les principaux partenaires commerciaux ont enregistré une hausse de leurs exportations vers la zone euro, notamment la Suisse (+11 %), la Norvège (+8,6 %), le Japon (+8,9 %) et le Brésil (+4,6 %). Au premier trimestre 2026, l’excédent s’est également réduit à 16,6 milliards d’euros, contre 55,4 milliards un an plus tôt.






























