La création de la Direction générale des élections par décret présidentiel suscite la colère de plusieurs partis d’opposition. Le PEDN et le Bloc Libéral y voient une manœuvre unilatérale qui affaiblit la transparence du processus électoral à venir.
À deux mois du référendum constitutionnel, le décret créant la Direction générale des élections (DGE) continue de provoquer des remous. Placée sous la tutelle du ministère de l’Administration du territoire, cette structure est vivement critiquée par le Bloc Libéral et le Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN), qui dénoncent une décision prise sans concertation.
« La DGE est logée sous une tutelle connue pour son rôle partisan. C’est une reprise en main du processus par l’exécutif », fustige le Bloc Libéral, qui exige des « garanties fermes et immédiates ». Le parti de Faya Milimouno insiste : « aucune élection ne peut être crédible si l’organe en charge n’inspire pas confiance ».
Le PEDN, pour sa part, remet en cause la légitimité même du décret. « Il y a une contradiction entre la nouvelle orientation prise et les conclusions du dialogue inter guinéen, qui prévoyaient la création d’un OTIGE après le référendum », regrette Mohamed Cissé, porte-parole du parti. Et d’ajouter : « aucun acteur sociopolitique consulté n’a demandé la suppression de l’OTIGE ».
Les deux partis appellent à la mise en place d’une commission électorale indépendante, pluraliste et professionnelle, ainsi qu’à la présence d’observateurs tout au long du processus. « Le vote ne doit plus être une affaire de coulisses, mais une affaire publique », insiste Faya Milimouno.































