À un peu plus d’un mois du Sommet des énergies africaines (AES), prévu du 12 au 14 mai 2026 à Londres, plusieurs ministres africains du Pétrole ont décidé de ne pas y prendre part, marquant une prise de position rare sur la gouvernance des discussions énergétiques du continent.
L’annonce, faite le 23 mars par la Chambre africaine de l’énergie, repose sur des préoccupations liées à la représentation du continent et à l’orientation du programme. Mais au-delà des aspects organisationnels, c’est surtout la question du contenu local qui cristallise les tensions.
Pour les pays producteurs, les plateformes se revendiquant de l’énergie africaine doivent avant tout servir les intérêts des économies africaines, en valorisant leurs ressources, leurs entreprises et leurs chaînes de valeur. À défaut, leur participation perd de sa pertinence.
« En boycottant l’AES à Londres, l’industrie pétrolière africaine montre que le contenu local est une priorité », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’organisation, appelant à une révision plus inclusive de l’approche du sommet.
Ce boycott envoie ainsi un signal plus grand : celui d’un continent qui veut reprendre la main sur ses choix énergétiques, dans un contexte où la valorisation locale des ressources devient un levier central de développement.






























