L’excédent du compte courant chinois a atteint 195,1 milliards de dollars au deuxième trimestre (T2) 2026, contre 128,7 milliards un an plus tôt, signant un record pour cette période. Cette progression reflète surtout la vigueur des exportations, alors que le ralentissement de la demande intérieure pousse les industriels chinois à renforcer leur présence sur les marchés étrangers.
Cette performance repose principalement sur le commerce des biens. L’excédent de cette composante s’est établi à 278,9 milliards de dollars, contre 219,1 milliards au deuxième trimestre 2025. Les recettes liées aux exportations de biens ont augmenté de 26,2 %, pour atteindre environ 1 100 milliards de dollars. Une progression qui traduit à la fois la vigueur des ventes chinoises à l’étranger et l’effet de la hausse des prix de certains produits exportés.
Cette dynamique intervient alors que la demande intérieure chinoise reste moins vigoureuse. Face au ralentissement de l’économie nationale, les entreprises industrielles continuent ainsi de s’appuyer sur les marchés extérieurs pour soutenir leur activité et leurs débouchés.
Dans le même temps, les importations de biens ont également progressé de 25,8 %, à 821,5 milliards de dollars. Malgré la hausse des coûts énergétiques liée aux tensions au Moyen-Orient, la Chine a pu limiter l’impact sur ses achats extérieurs d’énergie en puisant notamment dans ses stocks.
Les autres composantes du compte courant ont, en revanche, apporté une contribution plus limitée. Le déficit des services s’est légèrement creusé, passant de 47,1 à 52,4 milliards de dollars. À l’inverse, le déficit du revenu primaire s’est réduit à 37,6 milliards de dollars, contre 47,4 milliards un an auparavant. L’excédent du revenu secondaire a, lui, progressé à 6,3 milliards de dollars, contre 4,1 milliards.






























