Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 6,1 % en glissement annuel en juin 2026. Cette évolution est essentiellement portée par la hausse des prix des denrées alimentaires, qui continuent d’exercer une forte pression sur le coût de la vie.
L’inflation a poursuivi sa progression en Guinée au mois de juin 2026. Les prix à la consommation ont augmenté de 6,1 % sur un an, sous l’effet principalement du renchérissement des produits alimentaires.
La fonction « alimentation et boissons non alcoolisées » affiche la plus forte progression, avec une hausse de 13,0 % sur un an. D’autres postes de dépenses ont également contribué à l’inflation, notamment les boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants (+6,9 %), les articles d’habillement et chaussures (+2,5 %), les biens et services divers (+0,5 %), les restaurants et hôtels (+0,4 %) ainsi que le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles (+0,2 %).
L’analyse par type de produits montre que les produits frais demeurent le principal moteur de l’inflation, avec une augmentation de 13,1 % en glissement annuel. En revanche, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits les plus volatils afin de mieux mesurer la tendance de fond des prix, est restée limitée à 0,6 %, tandis que celle des produits énergétiques s’est établie à 0,2 %.
En rythme mensuel, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9 % entre mai et juin 2026. Cette progression est principalement attribuable à la fonction « alimentation et boissons non alcoolisées », dont les prix ont crû de 1,9 %.
Cette hausse est alimentée par le renchérissement de plusieurs produits de grande consommation. Les prix des légumes frais en fruits ou racines ont augmenté de 9,1 %, ceux des légumes frais en feuilles de 7,7 %, du bœuf de 5,9 %, des autres matières grasses de 6,4 % et des poissons et autres produits séchés ou fumés de 3,1 %.
À l’inverse, quelques produits ont enregistré une baisse de prix au cours du mois, notamment la volaille (-6,5 %) et les autres fruits frais (-9,4 %), sans toutefois compenser la hausse observée sur les autres produits alimentaires.






























