Depuis lundi 5 octobre 2026, plusieurs stations-service de Conakry connaissent une forte affluence et par endroits, des interruptions de vente. Face aux inquiétudes des usagers, la Société Nationale du Pétrole (SONAP) affirme qu’il n’y a pas de rupture de carburant et explique la situation par un décalage dans les opérations d’approvisionnement.
De longues files de véhicules et de motos sont visibles depuis le début de la semaine devant plusieurs stations-service de la capitale. Dans certains points de vente, les automobilistes ne peuvent pas se ravitailler normalement, une situation qui alimente les craintes d’un manque de carburant.
Selon la SONAP, la situation ne traduit pas une rupture de carburant. Les opérations au niveau du dépôt auraient simplement pris plus de temps que prévu, retardant l’acheminement du produit vers certaines stations. Or, dans un réseau où les stocks des points de vente sont renouvelés régulièrement, quelques heures de décalage peuvent rapidement provoquer des files importantes.
À cette contrainte logistique s’ajoute la priorité accordée à l’approvisionnement d’EDG en carburant pour la production d’électricité. Cette mobilisation des produits pétroliers peut également peser temporairement sur le rythme de desserte des stations lorsque les opérations prennent du retard.
Par ailleurs, la SONAP indique que malgré les tensions au moyen orient, la Guinée commande son carburant 2 mois à l’avance.
Rappelons qu’en mars dernier, une situation similaire avait déjà suscité des inquiétudes, avant que la SONAP ne rassure sur la disponibilité des stocks et des cargaisons en cours d’acheminement.






























