La Guinée a franchi une nouvelle étape dans son partenariat avec le groupe de la Banque mondiale avec le lancement, le 5 octobre 2026, d’un nouveau Cadre de partenariat pays couvrant la période 2027-2033. Doté de 3,1 milliards USD, ce nouveau cadre définit les principales priorités de l’intervention de la Banque mondiale en Guinée pour les prochaines années.
Le nouveau cadre met l’accent sur la création d’emplois, à travers notamment une meilleure gestion budgétaire, le développement des compétences et du capital humain, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’énergie et aux transports. Le renforcement de l’investissement privé figure également parmi les principaux axes du partenariat.
Le corridor Simandou constitue par ailleurs l’un des leviers de cette stratégie. Selon la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’objectif est de faire des infrastructures minières de véritables corridors économiques, tout en veillant à ce que les régions éloignées bénéficient des retombées de cette dynamique.
Pour Ousmane Diagana, vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ce nouveau cadre prolonge un « partenariat solide » entre la Guinée et l’institution. Il a notamment salué la stabilité sociale et économique du pays, favorable à la poursuite de cette coopération.
320,8 millions USD de financements signés
La signature du CPF s’est accompagnée de quatre accords de financement pour un montant total de 320,8 millions USD. Ils concernent notamment la deuxième phase du projet d’agriculture commerciale, le projet SIRA, la mobilisation des recettes publiques et la deuxième phase du projet d’accès à l’électricité.
Ces financements constituent les premières traductions concrètes du nouveau cadre, dont les priorités portent notamment sur l’emploi, les infrastructures, le capital humain, la mobilisation des ressources publiques et l’investissement privé.
Il faut noter que la cérémonie de signature a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment Ismaël Nabé, ministre du Plan et de la Coopération internationale, Fatima Camara, ministre du Commerce, et Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.






























