Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable et la Banque mondiale ont engagé, le 9 octobre 2026 à Conakry, des discussions sur la mise en place d’un mécanisme de tarification du carbone dans le secteur minier. Le dispositif pourrait avoir des implications sur les coûts d’exploitation et les investissements des entreprises minières.
La Guinée étudie les modalités d’intégration du coût des émissions de gaz à effet de serre dans son secteur minier. Une mission de la Banque mondiale a présenté aux cadres du ministère de l’Environnement les premières orientations d’un futur Instrument de tarification du carbone (ITC).
La tarification du carbone consiste à attribuer un coût aux émissions de gaz à effet de serre. Elle peut notamment prendre la forme d’une taxe sur les émissions ou d’un marché carbone, dans lequel les entreprises peuvent acheter et vendre des crédits représentant des réductions ou des absorptions d’émissions vérifiées. Ces mécanismes ne sont pas équivalents, le premier impose un prix aux émissions, tandis que le second permet, sous certaines règles, de financer des projets de réduction des émissions et d’échanger les crédits générés.
La prochaine étape serait de déterminer le modèle adapté au secteur minier, les activités concernées et les règles de suivi et de vérification des émissions. Ces choix auront une incidence sur les coûts des entreprises, les investissements nécessaires à la décarbonation et l’attractivité du secteur.
Par ailleurs, les discussions ont également porté sur la gouvernance du futur dispositif. La Cellule carbone du ministère devrait contribuer à la coordination des institutions concernées et au suivi de sa mise en œuvre. Toutes fois, aucun modèle précis, prix du carbone ou calendrier d’application n’a toutefois été annoncé à ce stade.






























