Avec une dette publique qui dépasse les 1 100 milliards USD, l’Afrique subsaharienne fait face à un dilemme : comment éviter la faillite budgétaire sans freiner les dépenses sociales ? Du 12 au 14 mai 2025 à Lomé, une conférence a rassemblé experts et décideurs pour proposer des pistes concrètes.
La dette publique africaine devient un frein au développement. Selon la Banque mondiale, 22 pays du continent sont en situation de surendettement ou exposés à un risque élevé. En 2023, la dette de l’Afrique subsaharienne a dépassé les 1 100 milliards USD, soit plus de 60 % du PIB régional.
Les remboursements grèvent les budgets. Le Ghana consacre 45 % de ses revenus au service de la dette. En Éthiopie, les montants affectés à la dette dépassent ceux alloués à la santé et à l’éducation.
À Lomé, la conférence sur la dette a mis l’accent sur des solutions notamment, le renforcement des banques de développement comme la BAD, le recours aux obligations vertes, les prêts liés aux ODD ou échanges dette-nature. Mais sans gouvernance rigoureuse, ces outils resteront inefficaces.
« Si les ressources ne finissent pas dans la poche des gens par la corruption, c’est bien. L’important, c’est que chaque pays développe sa propre capacité », estime Éric Ogunleye, de la BAD.
Pour les participants, l’urgence est claire : mieux structurer les emprunts, investir dans l’éducation et l’infrastructure, mais aussi limiter les conditions trop contraignantes. La dette n’est pas un mal en soi, mais son usage détermine l’avenir.































