L’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, en détention depuis avril 2022, a été remis en liberté conditionnelle pour raisons de santé par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), le 5 mars 2026.
Le 27 février, la CRIEF l’avait condamné à cinq ans de prison ferme, après l’avoir reconnu coupable d’enrichissement illicite, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. La sentence avait toutefois été prononcée en son absence, en raison de la dégradation de son état de santé.
Saisie par ses avocats, la juridiction spéciale a finalement décidé, le 5 mars, de lui accorder une liberté conditionnelle pour raisons médicales jugées sérieuses. Cette mesure vise à lui permettre de recevoir les soins nécessaires à son rétablissement. Elle s’accompagne toutefois d’un contrôle judiciaire, l’ancien chef du gouvernement restant tenu de répondre aux convocations de la Cour.
Par ailleurs, le procureur spécial de la CRIEF, Aly Touré, a indiqué que la prise en charge médicale de l’ancien Premier ministre « a déjà coûté à l’État guinéen plus de 15 milliards de francs guinéens ».






























