À Conakry, la recherche de bijoux d’exception s’arrête à la bijouterie Bébé Saran où vous découvrez des pièces uniques en or et pierres précieuses, parfaites pour un cadeau ou affirmer votre style. Derrière cette enseigne éponyme Bébé Saran, passionnée de mode et de diamants, dont les voyages à travers le monde nourrissent ses boutiques de collections audacieuses et raffinées, elle nous raconte son histoire.
Par Nanfadima Condé
Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce domaine, et depuis combien de temps vous y travaillez ?
Avant de commencer ce business, j’avais un salon de beauté où j’étais maquilleuse et vendais des tenues de soirée. Quand j’ai arrêté le maquillage pour des raisons religieuses, j’ai aussi fermé mon salon. Et comme ma mère était déjà dans le domaine des bijoux, ça été plus facile de la rejoindre et de changer l’image de l’entreprise familial en commençant par ajouter la vente des bijoux en diamant. J’y travaille depuis trois ans maintenant.
Quels types de bijoux proposez-vous à vos clients ? Il y a des bijoux de 18 carats, de 21 carats, de 22 carats et de 24 carats. On a des bijoux en diamant, avec de l’or blanc et de l’or jaune. Et nous vendons aussi du platine, mais uniquement en bague.
Faites-vous des créations sur mesure ? Il arrive que l’on fasse des créations sur commande, mais dans nos bijouterie Bébé Saran Il y a tellement de choix de model de parure que nos clients trouvent toujours leurs bonheurs. De plus, beaucoup de nos bijoux sont importés de Dubaï.
Pourquoi ne faites-vous pas fabriquer vos bijoux en Guinée ? En Guinée, les bijoutiers locaux excellent souvent en réajustements, mais les gens n’ont pas trop confiance dans les carats des bijoux artisanaux fabriqué dans notre pays. Par exemple, ce qui est dit, est quand on confie un lingot d’or 24 carats pour une parure en 18 carats, il peut aboutir à 14 carats une fois testé dans un laboratoire à l’étranger, contrairement aux bijoux importés, poinçonnés et garantis. L’absence de certification claire complique la revente des bijoux made Guinée Qu’il s’agisse d’incompétence ou de malhonnêteté, les artisans locaux peinent à respecter les standards. Un encadrement technique s’impose pour valoriser le savoir-faire guinéen et rétablir la confiance.
Pourriez-vous m’indiquer la fourchette de prix de vos bijoux ? Dans nos boutiques on trouve des bijoux en or accessible à tous les portefeuilles comme des boucles de nez dès 150 000 GNF, bagues d’alliance à partir de 950 000 GNF et boucles d’oreilles à 700 000 GNF. Je tiens encore à dire que toutes nos créations sont en or. On a aussi avec des pièces haut de gamme de collection rares à partir de 10 000 000 GNF.

Alors en tant que femme, gestionnaire d’un business aussi prestigieux que la vente des bijoux de luxe, quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés ?
Lancer une bijouterie en Guinée exige un capital initial élevé, avec des défis comme la gestion clientèle ou certains achètent des bijoux en or, les portent, puis les retournent quelques temps après sous prétexte de mécontentement, malgré des preuves d’usage avec des photos sur Facebook. Il y a aussi la logistique des transferts bancaires qui sont compliqués avec des frais exorbitants, dépassant parfois le coût d’un billet d’avion pour Dubaï sur les gros montants. Toutefois, malgré ces obstacles, l’entreprise a prospéré. On a fait du chemin en inaugurant notre première boutique à Coléah Domino, juste derrière la station totale, suivie d’une seconde à l’intérieur de Prima Center Prima un an après.
Pour finir, où vous voyez-vous dans 5 ou 10 ans ?
Normalement, on devrait ouvrir une autre boutique. Dans 5 ans, évidement on se voit grandir encore plus. Donc, ça nous encourage à mettre beaucoup d’argent de côté pour mieux investir dedans. Donc, en conclusion si Dieu veut bien : beaucoup de bijouteries, de clients et de bonnes relations avec nos clients.































