Le président de la transition Mamadi Doumbouya, a officiellement reçu le 26 juin 2025 au Palais Mohammed V, le projet de la nouvelle constitution. Élaboré par le Conseil national de la transition (CNT) à l’issue de plusieurs mois de travail, ce texte ouvre une nouvelle étape dans le processus de rectification institutionnelle engagé depuis septembre 2021.
Dans un Palais Mohammed V placé sous haute sécurité, la cérémonie solennelle de remise a rassemblé l’ensemble des têtes d’affiche du régime transitoire. Autour du président figuraient le premier ministre Amadou Oury Bah, le ministre secrétaire général de la présidence, Amara Camara, ainsi que Djiba Diakité, Directeur de cabinet de la présidence. Membres du gouvernement, du CNRD, chefs d’institutions, diplomates, leaders religieux et hauts fonctionnaires étaient également présents.
Le document a été transmis par le président du CNT Dansa Kourouma, qui a salué <<un texte d’équilibre et d’avenir>>, fruit d’une consultation nationale entamée en 2022. Pour lui, cette nouvelle Constitution marque <<un retour à l’ordre institutionnel basé sur la souveraineté populaire et l’État de droit>>.
La veille, les conseillers du CNT avaient adopté à huis clos la version définitive du texte. Plusieurs dispositions en font une rupture avec les précédentes constitutions du pays notamment l’âge présidentiel : L’âge minimum pour se porter candidat à la magistrature suprême passe de 35 à 40 ans. L’âge maximum est fixé à 80 ans ;
la durée et limitation du mandat : Le mandat présidentiel serait désormais de 7 ans, contre 5 auparavant, renouvelable une seule fois. Le texte limite donc explicitement le nombre de mandats à deux ; le renforcement du pouvoir législatif : L’assemblée nationale verrait ses prérogatives renforcées, notamment en matière de contrôle de l’exécutif ; l’indépendance de la justice : une réforme du Conseil supérieur de la magistrature est prévue pour garantir l’autonomie des magistrats ; la décentralisation et l’ inclusion : Le texte met l’accent sur la participation citoyenne et le rôle accru des collectivités dans la gouvernance.
Le texte sera soumis au vote populaire lors d’un référendum constitutionnel prévu pour le 21 septembre prochain. Ce scrutin devrait être déterminant pour la suite du processus et la tenue des futures élections.
Dans sa prise de parole, Mamadi Doumbouya a déclaré que <<le peuple de Guinée reste seul souverain pour décider de l’avenir institutionnel du pays>>, ajoutant que <<la remise de ce projet n’est qu’un passage, pas une conclusion>>.































