Suspendu depuis 2021 en raison des troubles sécuritaires dans le nord du pays, le projet Mozambique LNG pourrait reprendre avant la fin de l’année 2025. Estimé à 20 milliards USD, ce projet de gaz naturel liquéfié est l’un des plus ambitieux du continent.
Situé dans la zone 1 du bassin offshore de Rovuma, au large de la province de Cabo Delgado, il vise à exploiter jusqu’à 65 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel récupérable. La capacité initiale de production est fixée à 13 millions de tonnes par an, avec une extension possible à 43 millions de tonnes.
La reprise a été rendue possible grâce au retour progressif à la stabilité dans la région et à l’obtention d’importants financements. À ce jour, le projet est soutenu par une dette senior de 14,9 milliards USD – la plus élevée jamais levée sur le continent – ainsi qu’un prêt complémentaire de 4,7 milliards USD.
« La reprise de ce projet est d’une importance stratégique, écologique, technologique et économique majeure. Le gaz naturel est aujourd’hui identifié comme un levier essentiel pour atteindre les objectifs de transition énergétique en Afrique », analyse Serge-Parfait Dioman, expert international en industries pétrolières et énergies.
Pour lui, le gaz naturel liquéfié s’impose comme une alternative réaliste dans le contexte de la transition énergétique mondiale : « en termes de sobriété carbone et de démarche transitionnelle, c’est une solution admise par tous. Le véritable enjeu, désormais, est d’assurer une extraction et une distribution sécurisées à l’échelle mondiale ».
Avec ce projet, le Mozambique pourrait s’imposer comme le deuxième producteur mondial de GNL, derrière le Qatar. Un tournant décisif pour le pays, dont les vastes ressources naturelles pourraient transformer durablement l’économie nationale.































