Le premier ministre hongrois Viktor Orban a accueilli le 3 avril 2025, son homologue israélien Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés à Gaza. À cette occasion, la Hongrie a annoncé son retrait de la CPI, une première pour un pays de l’UE.
Invité par son allié Viktor Orban, Benjamin Netanyahu est arrivé à Budapest, marquant son premier déplacement en Europe depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023. Accueilli dans la nuit par le ministre de la Défense Kristof Szalay-Bobrovniczky, il a été reçu avec les honneurs militaires avant de s’entretenir avec Orban.
L’objectif est de rallier le soutien hongrois au plan de Donald Trump pour Gaza, qui prévoit une prise de contrôle du territoire et l’expulsion de sa population.
La visite dépasse le cadre des relations bilatérales. Depuis l’émission du mandat d’arrêt de la CPI en novembre 2024, Netanyahu évitait les pays soumis à sa juridiction. Son pari pourrait s’avérer payant car le futur chancelier allemand Friedrich Merz aurait déjà assuré qu’il pourrait se rendre en Allemagne sans risque d’arrestation.
De son côté, Viktor Orban a saisi l’occasion pour affirmer son soutien total à Israël. Qualifiant le mandat de la CPI de « décision honteuse », il a officialisé le retrait de la Hongrie de la Cour, une annonce sans précédent pour un pays fondateur.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, a salué « une position morale forte aux côtés d’Israël », dénonçant la CPI pour son « parti pris contre le droit d’Israël à l’autodéfense ».































