Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme (EIP) de 2021, la maladie est la principale cause de consultation clinique, d’hospitalisation et de décès à l’hôpital dans le pays. C’est dans le cadre de prévenir et contrôler le paludisme, que le ministère de la Santé, a procédé à l’introduction du vaccin antipaludique RTS, S, dans les districts sanitaires les plus touchés par la maladie, le 13 août 2025.
par Habib Tapha Sylla
Avec près de 1 456 décès signalés, sur 2 734 149 cas présumés et confirmés en 2023, la Guinée faisait partie des 17 pays les plus touchés par le paludisme dans le monde et représentais 3,4 % des cas de paludisme en Afrique de l’Ouest. D’après le rapport de la Severe Malaria Observatory, le paludisme est la principale cause de consultations cliniques, d’hospitalisation et de décès à l’hôpital en Guinée et il constitue la 1ere cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans (plus de 14 %).
Toutefois, depuis quelques années la Guinée a enregistré des progrès en matière de prévention et de contrôle du paludisme. Ce 13 août le ministère de la Santé a introduit le vaccin antipaludique RTS, S (un vaccin qui a déjà fait ses preuve dans d’autres pays de la sous région), dans les districts sanitaires de Gaoual, Mamou, Kankan et Yomou (zones qui comptent environ 60 000 enfants éligibles à la vaccination chaque année).
Par ailleurs, la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 mois, qui nécessite 4 doses pour une protection optimale, devront bientôt commencer dans ces districts.
Rappelons que ce vaccin, a été déjà testé et utilisé à grande échelle au Ghana, au Kenya et au Malawi et il a démontré une réduction significative des hospitalisations et de la mortalité chez les enfants vaccinés.






























