Après la crise du ciment, c’est au tour de la farine de se faire rare dans la ville de Labé. Depuis plusieurs jours, les habitants de la commune urbaine constatent avec inquiétude la fermeture progressive des boulangeries. Cette situation découle d’une rupture de stock de farine, ingrédient essentiel pour la fabrication du pain, un aliment de base dans la consommation quotidienne.
Dans plusieurs quartiers, les longues files d’attente devant les rares points de vente encore ouverts témoignent de l’ampleur du problème. Certains boulangers, faute d’approvisionnement, ont tout simplement cessé leurs activités, entraînant la mise au chômage temporaire de nombreux employés.
Les prix, eux, ont grimpé en flèche. Là où une baguette coûtait 2 000 GNF, elle se négocie aujourd’hui à 3 000 ou 3 500 GNF, quand elle est disponible. Une hausse qui pèse lourdement sur les ménages, déjà fragilisés par l’inflation.
Les autorités locales disent être à pied d’œuvre pour trouver une solution rapide, en lien avec les fournisseurs et les services de transport. Mais en attendant, les habitants de Labé doivent composer avec une crise alimentaire qui s’aggrave de jour en jour.































