Des hommes en uniforme et encagoulés se sont introduits au domicile familial de l’ancien ministre Tibou Kamara à Dinguiraye, dans la nuit du mardi 3 mars 2026. Lors de cette opération, ils ont enlevé deux membres de sa famille, dont sa mère, Hadja Asmaou Diallo, âgée de 84 ans.
Selon le témoignage de la nièce de l’ex-ministre, des hommes armés ont fait irruption au domicile familial pendant que les habitants étaient occupés à la prière au moment de la rupture du jeûne. Profitant de cette absence, ils ont procédé à l’enlèvement de deux femmes âgées : Hadja Asmaou Diallo, 84 ans, et sa sœur, Hadja Fatoumata Binta Camara, 67 ans.
Cet enlèvement s’inscrit dans une série d’affaires similaires signalées ces derniers mois dans le pays, impliquant des hommes encagoulés. Parmi les cas les plus médiatisés figurent ceux des activistes du Front national pour la défense de la Constitution, Oumar Sylla et Mamadou Billo Bah, ainsi que celui du journaliste Habib Marouane Camara. Les enfants de l’artiste Elie Kamano avaient également été enlevés en novembre 2025, suscitant une vive inquiétude au sein de l’opinion publique.
Face à cette situation, plusieurs organisations de défense des droits humains ont rapidement réagi, notamment l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). L’organisation s’est dite préoccupée par la recrudescence de ces enlèvements et appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire.
De son côté, le procureur général près la Cour d’appel de Kankan, Marwane Baldé, a ordonné l’ouverture d’une « enquête judiciaire approfondie ». Dans un communiqué, il condamne fermement ces actes qu’il qualifie de criminels. Et déclare que « le parquet général condamne avec la plus grande fermeté ces actes criminels qui troublent gravement l’ordre public et portent atteinte à l’autorité de l’État. Nul n’est au-dessus de la loi. Toute personne impliquée dans de tels faits encourt les sanctions pénales les plus sévères prévues par la loi.
Cette nouvelle affaire ravive les inquiétudes autour de la sécurité et du respect des droits fondamentaux en Guinée, alors que plusieurs cas d’enlèvements attribués à des hommes encagoulés continuent d’alimenter le débat public.






























