La Banque centrale du Nigeria (CBN) a laissé son principal taux directeur à 26,50 % à l’issue de sa réunion du 21 juillet 2026. L’institution privilégie le statu quo afin d’évaluer l’évolution de l’inflation et les conséquences des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nigériane.
La Banque centrale du Nigeria a choisi de maintenir sa politique monétaire inchangée, estimant que les risques pesant sur l’inflation demeurent élevés dans un environnement international marqué par une recrudescence des tensions au Moyen-Orient.
À l’issue de sa réunion du 21 juillet, le Comité de politique monétaire a conservé son taux directeur à 26,50 %, préférant attendre de nouvelles données économiques avant d’envisager un nouvel ajustement de sa politique.
Le gouverneur de la CBN, Olayemi Cardoso, a souligné que l’économie nigériane avait jusqu’à présent fait preuve de résilience face aux chocs extérieurs. Selon lui, la montée en puissance des capacités nationales de raffinage permet au premier producteur africain de pétrole de limiter en partie l’impact des fluctuations des marchés internationaux de l’énergie.
Cette décision intervient alors que l’inflation est restée stable à 15,9 % en juin, un niveau identique à celui enregistré en mai, contrairement aux attentes des marchés qui anticipaient une nouvelle décélération.
Pour les autorités monétaires, les perspectives demeurent néanmoins favorables à moyen terme. La Banque centrale estime que l’inflation devrait poursuivre son ralentissement, soutenue par la stabilité du naira et les effets différés du resserrement monétaire engagé ces derniers mois.
La CBN reste toutefois prudente. Le Comité de politique monétaire a indiqué qu’il demeurait prêt à intervenir si une aggravation des tensions géopolitiques venait à alimenter de nouvelles pressions inflationnistes ou à compromettre la stabilité financière du pays.
En maintenant ses taux à un niveau historiquement élevé, la Banque centrale cherche ainsi à préserver l’équilibre entre la lutte contre l’inflation et la stabilité macroéconomique, dans un contexte où les incertitudes extérieures continuent de peser sur les perspectives économiques.






























