L’inflation a poursuivi son ralentissement au Maroc en juin 2026, atteignant son plus faible niveau depuis plusieurs mois. Cette décélération est principalement attribuable à la baisse des prix des produits alimentaires, tandis que les pressions sur les autres composantes de l’indice des prix demeurent globalement modérées.
L’inflation a nettement ralenti au Maroc au mois de juin 2026, portée par une baisse plus prononcée des prix alimentaires. Selon les dernières données officielles, l’indice des prix à la consommation a progressé de seulement 0,3 % en glissement annuel, après une hausse de 1,2 % en mai, marquant un deuxième mois consécutif de décélération.
Le principal facteur de ce ralentissement réside dans l’évolution des prix des produits alimentaires, qui ont reculé de 2,5 % sur un an, contre une baisse de 0,9 % le mois précédent. Cette diminution a largement compensé les hausses observées dans les autres catégories de dépenses.
En dehors de l’alimentation, l’inflation sous-jacente est également restée orientée à la baisse, s’établissant à 2,3 %, contre 2,6 % en mai, signe d’un apaisement progressif des tensions sur les prix.
Plusieurs postes de consommation ont enregistré un ralentissement de leur rythme de progression, notamment le transport (+6,7 % après +8,1 %), le logement, l’eau et l’énergie (+1,4 % après +1,5 %), les restaurants et hôtels (+2,1 % après +2,2 %) ainsi que les articles d’habillement et chaussures (+0,8 % après +0,9 %).
Par ailleurs, les prix des services de communication sont restés en baisse (-0,3 %), tandis que la déflation s’est légèrement accentuée dans les loisirs et la culture (-0,2 % contre -0,1 %). Les prix de l’éducation (+2,1 %) et des meubles et articles de ménage (+1,2 %) sont restés stables, alors que les dépenses de santé ont progressé à un rythme légèrement plus soutenu (+0,3 % contre +0,2 %).
Sur une base mensuelle, les prix à la consommation ont diminué de 0,4 % en juin, après un recul de 0,8 % enregistré en mai. Cette deuxième baisse consécutive confirme l’atténuation des tensions inflationnistes observées depuis le début du deuxième trimestre et renforce les perspectives d’une inflation durablement maîtrisée au Maroc.






























