Au Gabon, l’État passe à l’offensive pour récupérer près de 1 700 milliards de FCFA dus au Trésor public. Environ 600 personnes et entreprises sont concernées par ces créances, issues de décisions de la Cour des comptes et dont certaines remontent à près de vingt ans.
Le compte à rebours est lancé. À partir du 7 septembre 2026, les personnes concernées disposent d’un délai d’un mois pour régulariser leur situation. Elles ont donc jusqu’au 7 octobre pour restituer les sommes dues à l’État. Passé ce délai, les dossiers pourront être transmis aux juridictions pénales compétentes.
Le montant annoncé par Alex Euv Moutsiangou, premier président de la Cour des comptes, correspond à un stock de débets et d’amendes prononcés à la suite de différentes affaires de mauvaise gestion ou de détournement de fonds publics. Il ne s’agit donc pas d’un seul détournement de 1 700 milliards de FCFA.
Parmi les personnes concernées figurent des comptables publics et des ordonnateurs de crédits, notamment des responsables politiques et administratifs. Des entreprises privées sont également visées. Certaines auraient reçu des paiements publics sans avoir réalisé les prestations prévues.
Le mécanisme du débet oblige les personnes mises en cause à rembourser les sommes dues sur leurs propres ressources. La procédure peut également se poursuivre au-delà du décès du débiteur, selon les règles applicables au recouvrement des créances publiques.






























