À 3 jours de l’échéance annoncée pour l’interdiction des plastiques à usage unique, le secteur de l’eau en sachet fait face à un risque de fermeture à grande échelle. Sur plus de 8 000 unités recensées en Guinée, moins de 1 500 respecteraient les normes, selon le ministère de l’Environnement.
À l’approche du 20 septembre 2026, l’interdiction des plastiques à usage unique remet au centre des préoccupations, la situation des producteurs d’eau conditionnée en sachet. Prévue dans le cadre du décret portant interdiction de la fabrication, de l’importation, du stockage, de la commercialisation et de l’utilisation de certains produits plastiques à usage unique, cette mesure vise notamment à réduire la pollution plastique et à encourager le recours à des alternatives biodégradables.
Lors de la réunion hebdomadaire du conseil de cabinet, le secrétaire général du ministère de l’Environnement Karim Samoura, a indiqué que plus de 8 000 unités de production d’eau en sachet sont répertoriées en Guinée. Selon les chiffres présentés, moins de 1 500 respectent les normes et sont encadrées par le ministère de l’Industrie et du Commerce.
Avant d’annoncé que les unités de production non conformes s’exposeraient, à des fermetures immédiates, conformément aux dispositions réglementaires applicables.
Adopté en septembre 2024, le décret encadre plusieurs activités liées aux plastiques à usage unique, notamment leur fabrication, leur importation, leur stockage, leur commercialisation et leur utilisation. Il prévoit également la promotion de solutions alternatives, dont les emballages biodégradables, dans le cadre de la lutte contre la pollution et de la protection de l’environnement.
Toutefois, l’application de cette réglementation soulève des enjeux économiques pour les producteurs, notamment en matière de conformité des installations, d’adaptation des équipements et de maintien des emplois.






























