À New York, le président Mamadi Doumbouya a articulé son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU et ses rencontres bilatérales autour d’un même fil conducteur, la transformation de l’économie guinéenne. Simandou 2040, infrastructures, industrialisation et coopération internationale ont occupé une place centrale dans cette séquence diplomatique.
La Guinée a cherché à donner une dimension économique, à sa présence à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Dans son discours du 23 septembre, le président Mamadi Doumbouya a présenté les principales orientations de la politique de développement du pays, avant de poursuivre cette séquence par plusieurs échanges bilatéraux avec des responsables américains et africains.
À la tribune de l’ONU, le chef de l’État a notamment mis en avant plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées, des infrastructures scolaires et sanitaires, ainsi que plusieurs projets industriels. Il a surtout placé Simandou 2040 au cœur de sa présentation économique. Le programme est présenté comme un cadre de développement sur quinze ans, qui doit dépasser l’exploitation du minerai de fer pour toucher aux infrastructures, à l’agriculture, à l’énergie, à l’industrie, à l’éducation et à la santé.
Derrière cette présentation se trouve un enjeu central pour l’économie guinéenne, parvenir à transformer davantage les ressources naturelles en valeur ajoutée locale. Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a ainsi cité 3 raffineries d’alumine en construction et une raffinerie d’or achevée, en les inscrivant dans une volonté de développer la transformation sur le territoire national.
Le président a également insisté sur la formation et l’emploi des jeunes, avec la mise en avant de Simandou Academy, destinée à rapprocher les compétences disponibles des besoins du marché du travail. L’objectif affiché est de faire en sorte que les grands investissements en cours puissent davantage se traduire par des emplois, des compétences et des activités pour l’économie nationale.
Cette vision économique s’est prolongée dans les rencontres organisées en marge de l’Assemblée générale. Après un entretien et un dîner avec le président américain Donald Trump, Mamadi Doumbouya a échangé avec Massad Fares Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes, le Moyen-Orient et l’Afrique. Les discussions ont porté sur la coopération entre Conakry et Washington, avec notamment le Transguinéen parmi les dossiers évoqués.

Le projet revêt une importance particulière dans la stratégie associée à Simandou. Au-delà de sa fonction dans le corridor minier, les infrastructures ferroviaires et portuaires constituent un enjeu de connectivité et de développement des échanges. La question sera donc de savoir dans quelle mesure ces investissements pourront également soutenir d’autres activités économiques.
Sur le plan régional, le président guinéen a également rencontré son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio. Les deux dirigeants ont discuté du renforcement des relations entre Conakry et Freetown, notamment dans les domaines économique et transfrontalier. Le président sierra-léonais a par ailleurs invité Mamadi Doumbouya, au Sommet de l’intégration et des investissements en Afrique de l’Ouest (WAIIS), prévu à Lungi.

Ainsi, le discours à l’ONU et les rencontres bilatérales s’inscrivent dans une même logique, présenter la Guinée comme une économie disposant de ressources importantes, mais cherchant désormais à renforcer ses infrastructures, ses capacités industrielles et ses partenariats.






























