La Société aurifère de Guinée (SAG), détenue à 85 % par AngloGold Ashanti et à 15 % par l’État guinéen, ambitionne de porter sa production annuelle à 400 000 onces d’or d’ici 2030. Présenté lors de la visite du ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, sur le site de Siguiri le 11 octobre, cet objectif représente une hausse de près de 38 % par rapport aux 289 000 onces produites en 2025.
Pour atteindre ce niveau, la société mise notamment sur le développement du Bloc 3 et l’extension de ses capacités de traitement. Un investissement de plus de 500 millions de dollars avait déjà été annoncé pour soutenir les projets d’expansion de la mine.
La hausse projetée de la production présente également un enjeu budgétaire pour la Guinée. En 2025, la SAG a contribué à hauteur d’environ 240 millions de dollars aux recettes de l’État, selon le ministère des Mines et de la Géologie (MMG). L’augmentation des volumes produits pourrait ainsi accroître cette contribution, dont l’évolution dépendra toutefois aussi des cours de l’or, des coûts d’exploitation et de la fiscalité applicable.
Avec près de trois décennies d’exploitation industrielle à Siguiri, la SAG demeure un acteur historique du secteur aurifère guinéen. Son ambition de porter sa production annuelle à 400 000 onces d’ici 2030 témoigne de la volonté de prolonger l’exploitation du site de Siguiri et d’en accroître la contribution à l’économie guinéenne.






























