Le Burkina Faso a enregistré 55 tonnes d’or au premier semestre 2026, selon les chiffres présentés par le ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières lors de l’évaluation à mi-parcours de son contrat de performance 2026. Cette performance reflète le poids croissant du secteur aurifère dans l’économie du pays, porté à la fois par la production industrielle et la collecte d’or artisanal.
Ces volumes se répartissent comme suit : 26 tonnes issues des mines industrielles et près de 29 tonnes acquises par la SONASP auprès des exploitants artisanaux et semi-mécanisés, soit près de 64 % de son objectif annuel fixé à 45 tonnes.
Ces résultats illustrent les efforts engagés par les autorités pour mieux structurer et formaliser la commercialisation de l’or artisanal, un segment appelé à jouer un rôle croissant dans les recettes d’exportation et la mobilisation des ressources nationales.
Par ailleurs, cette dynamique intervient dans un contexte de cours historiquement élevés de l’or sur les marchés internationaux. Depuis le début de l’année, le métal jaune est soutenu par les tensions géopolitiques, les incertitudes entourant les perspectives économiques mondiales ainsi que les anticipations liées à la politique monétaire de la Fed, renforçant son statut de valeur refuge.
Pour rappel, le Burkina Faso avait produit 94 tonnes d’or en 2025, en hausse de 54 % sur un an, confortant sa position parmi les principaux producteurs d’or du continent africain






























