Alors que 60 % des jeunes africains sont sans emploi ou sous-employés, certains pays misent sur les filières professionnalisantes pour améliorer l’employabilité et favoriser l’insertion sur le marché du travail.
Face à une jeunesse largement touchée par le chômage, des initiatives émergent pour adapter les formations aux réalités économiques. Au Burkina Faso par exemple, les centres de formation revoient leurs programmes et leurs équipements pour coller aux besoins concrets du terrain.
Pour Isidore Minougou, directeur d’un centre de formation, il s’agit de « toucher du doigt les réalités du monde du travail » en actualisant les référentiels et les méthodes d’apprentissage. Même constat pour l’économiste William Siébou Kambou, qui plaide pour une relecture des modules et un alignement des outils pédagogiques sur les métiers ciblés.
Selon la Banque africaine de développement, le chômage des jeunes est deux fois plus élevé que celui des adultes sur le continent.
Pour certains experts, les secteurs porteurs comme l’agriculture, les métiers techniques et le numérique pourraient servir de tremplin à une nouvelle génération de travailleurs mieux préparés.































