La Côte d’Ivoire et le Ghana, principaux producteurs mondiaux de cacao, subissent de plein fouet les effets du changement climatique, entraînant une baisse estimée à 4,45 millions de tonnes de la récolte mondiale.
Sécheresses, chaleur accrue et pluies irrégulières fragilisent les vergers ouest-africains. En Côte d’Ivoire, la récolte devrait à peine atteindre 1,8 million de tonnes, contre 2,3 millions en 2022/23. Au Ghana, les pertes sont aggravées par la pourriture brune liée à l’humidité excessive. Face à la menace, des experts misent sur l’agroforesterie, des engrais ciblés et des variétés plus résistantes.
À l’Est, le Nigeria et le Cameroun pourraient tirer parti d’un meilleur climat, avec jusqu’à +60 % de rendement prévu selon des simulations.
Pour préserver les revenus de six millions de producteurs en Afrique de l’Ouest, le secteur devra miser sur l’intensification durable plutôt que l’extension des superficies.































