Tirée par les prix de l’alimentation, l’inflation au Kenya est remontée à 4,1 % en avril 2025. La Banque centrale poursuit ses baisses de taux pour soutenir l’activité, en misant sur une stabilisation autour de 5,6 % sur l’année.
L’inflation au Kenya a accéléré à 4,1 % en glissement annuel au mois d’avril 2025, contre 3,6 % en mars, selon les données publiées le 30 avril dernier par le Bureau national des statistiques (KNBS). Cette hausse, la plus marquée depuis septembre 2024, reste toutefois dans la fourchette cible de la Banque centrale (2,5 % à 7,5 %).
Face à cette situation, la Banque centrale du Kenya (CBK) a procédé à une cinquième baisse consécutive de son taux directeur, désormais à 10,0 %. Le gouverneur Kamau Thugge justifie cette orientation monétaire par la nécessité de soutenir le crédit au secteur privé et de stimuler la croissance économique.
La montée de l’inflation est principalement attribuée à la hausse des prix alimentaires et de l’énergie. Selon Thugge, les coûts de l’alimentation et des carburants ont connu des hausses importantes ces derniers mois, avec un pic alimentaire estimé à 16 % avant de retomber sous la barre des 1 % récemment.
Malgré ce rebond temporaire, les prévisions tablent sur une inflation annuelle moyenne de 5,6 % en 2025, portée par l’appréciation du shilling et une détente sur les marchés alimentaires mondiaux. Les autorités espèrent ainsi un retour progressif à la stabilité des prix, après plusieurs mois de tensions sur le coût de la vie.
Les experts financiers, eux, rappellent que l’inflation pèse directement sur les ménages, à travers des hausses des coûts de transport, d’énergie et de logement. Une situation qui reste suivie de près par la Banque centrale, soucieuse d’équilibrer relance économique et stabilité macroéconomique.































