Clôturée le 20 juin 2025, la table ronde sur les hydrocarbures a permis de dresser un diagnostic du secteur en Guinée et de proposer des pistes pour accélérer son développement, notamment en matière d’exploration pétrolière et de promotion du gaz.
Habib Tapha Sylla
Pendant trois jours, experts guinéens et étrangers se sont réunis autour des enjeux de l’exploration pétrolière, de la diversification énergétique et du financement des projets. Le ministre des Mines, Bouna Sylla a rappelé que la Guinée, bien qu’elle partage un bassin sédimentaire avec des pays producteurs comme le Sénégal et la Mauritanie, n’a réalisé que trois forages contre 176 au Sénégal.
Les débats ont porté sur l’ouverture du capital de la SONAP et d’EDG, la place des banques et des assurances dans le financement, la réduction de la dépendance au charbon de bois, ainsi que la valorisation du gaz.
La Guinée a opté pour le contrat de partage de production comme unique cadre d’exploitation pétrolière. Selon l’expert Gasien Mohini, ce modèle permet de répartir les profits selon les investissements réalisés, de l’exploration à la production.
Le dernier panel a réuni plusieurs secrétaires généraux de ministères pour discuter des retombées économiques attendues.
En clôturant la rencontre, le secrétaire du ministère de l’Énergie, Bachir Camara, a salué une initiative qui marque, selon lui, un pas vers la concrétisation du potentiel hydrocarbure du pays.































