Le ministère de l’Énergie et de l’Hydraulique à travers l’Agence guinéenne d’électrification rurale (AGER), a organisé le 26 novembre 2025, à l’hôtel Noom, une table ronde dédiée au financement du Plan national d’électrification rurale (PNER). L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Rose Pola Pricemou, des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, du Tourisme, Mahamadou Abdoulaye Diallo, de l’Urbanisme, Mory Condé, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale, Karamo Kaba, aux côtés de partenaires comme le PNUD et la Banque mondiale.
Par Nanfadima Condé
Malgré un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 6 000 MW et un ensoleillement favorable, le taux d’électrification rurale reste limité à environ 23 %. Ce constat a servi de point d’ancrage aux discussions autour du PNER, présenté par le ministère comme l’un des instruments les plus structurants pour réduire les disparités énergétiques dans le pays.
Pour relever ces défis, le PNER devra mobiliser environ 3,6 milliards USD d’investissements et s’étendre jusqu’en 2040. Il prévoit une électrification progressive des 15 180 localités du pays, déployée en trois étapes (une phase d’urgence, une phase à moyen terme et une phase finale), selon l’AGER.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Namory Camara a souligné l’importance de cette démarche, rappelant que l’électrification rurale n’est plus un simple objectif sectoriel mais « un impératif national, indispensable pour réduire les inégalités et dynamiser l’économie locale ».
Cette vision est partagée par le directeur général de l’AGER, Moussa Condé, qui a qualifié le programme de « tournant stratégique pour sortir les zones rurales de l’ombre et les intégrer durablement dans la dynamique nationale ».

De son côté, Alhassane Ba, représentant le PNUD a réaffirmé l’appui de l’institution, notamment à travers l’assistance technique, la mobilisation de financements climatiques via le Pacte M300, et la mise en place d’outils de planification et de modélisation.
Cette rencontre ambitionne d’ouvrir la voie à des échanges plus techniques. Les panels et sessions thématiques devront permettre d’approfondir les mécanismes de financement et les options opérationnelles pour accélérer l’accès universel à l’énergie.






























