L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé, le 13 mars 2026, le relèvement de la perspective de la République de Guinée, désormais portée de « stable » à « positive », tout en confirmant sa note souveraine à « B+ ». Cette décision intervient moins d’un an après l’attribution de la toute première notation du pays, en 2025, une étape marquante qui avait officialisé l’entrée de la Guinée sur la scène financière internationale. En révisant si rapidement sa perspective, S&P envoie un signal encourageant quant à la dynamique engagée par les autorités guinéennes.
Ce rehaussement repose sur des fondamentaux économiques dont une croissance attendue à près de 10 % entre 2026 et 2029, portée par le mégaprojet Simandou, le triplement des réserves de change à 4,1 milliards de dollars, ainsi qu’une hausse de 46 % des recettes publiques en 2025. L’agence salue également les progrès institutionnels, avec l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue d’une élection présidentielle apaisée, ayant permis la levée des sanctions régionales. Autant d’indicateurs qui renforcent la crédibilité du pays aux yeux des investisseurs.
Toutefois, il faut rappeler le rôle et le fonctionnement des agences de notation qui évaluent la capacité d’un État à honorer ses engagements financiers, sur la base d’analyses économiques, budgétaires et politiques. Une note comme « B+ » reste dans la catégorie « spéculative », signifiant que des vulnérabilités subsistent.
La perspective « positive » n’est pas une fin en soi, mais une indication qu’une hausse de note pourrait intervenir dans les 12 à 18 prochains mois, si les réformes se poursuivent et si la position extérieure du pays se renforce. La prudence reste donc de mise, même si la tendance est résolument favorable.





























