Selon un rapport rendu public par la banque Britanique Berclays, la dette publique sénégalaise est estimée à 119 % du PIB, ce qui en fait le pays plus endetté du continent devant le Cap-Vert.
Alors qu’elle était estimée à 99,7 % PIB en 2023 par la cour des comptes, cette dette a été réévaluée à 119 % du PIB au titre de l’exercice 2024. Une progression jugée alarmante par les analystes internationaux.
A la suite de cette annonce, le marché financier international a immédiatement réagit : les obligations sénégalaises ont chuté de 9,1 % de leur valeur depuis le début de l’année, selon les données compilées par Bloomberg. Un signal de méfiance vis-à-vis de la gestion budgétaire du pays.
Cette situation met une pression supplémentaire sur l’administration Sonko, qui devra œuvrer à redresser les finances publiques et à rétablir la crédibilité économique du Sénégal.
Barclays estime que le Sénégal devra patienter jusqu’à dix ans pour ramener sa dette publique sous la barre symbolique des 100 % du PIB en mettant œuvre les réformes structurelles pour contenir les dépenses publiques.
Ce calendrier souligne l’ampleur du défi budgétaire à venir pour le pays.































