La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a pris une décision contre le journaliste Lamine Guirassy, lui interdisant l’exercice du métier de journaliste jusqu’à nouvel ordre. Cette sanction fait suite à la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux, ayant semé la panique parmi la population.
Une fausse alerte au séisme aux conséquences graves
Selon la HAC, Lamine Guirassy , journaliste et fondateur du 1er groupe média en Guinée,, a publié sur le réseau X (anciennement Twitter) un message annonçant un tremblement de terre de magnitude 7 ayant frappé la zone de Petit Simbaya à Conakry. Cette information, totalement infondée, a provoqué un vent de panique parmi les habitants, obligeant les autorités à démentir rapidement la rumeur.
La HAC a qualifié cet acte de grave violation de l’éthique journalistique, rappelant que la diffusion de fausses informations peut avoir des conséquences dangereuses sur l’ordre public et la sécurité des citoyens.
Une série de sanctions contre Hadafo Médias
Cette décision contre Lamine Guirassy intervient peu après la suspension de plusieurs médias du groupe Hadafo Médias, notamment Espace TV, Radio Espace FM, Sweet FM… La HAC avait justifié ces suspensions par des manquements répétés aux règles déontologiques.
Les autorités régulatrices affirment que ces mesures visent à assainir le paysage médiatique et à lutter contre la désinformation, de plus en plus répandue dans l’espace public guinéen.
Pour l’instant, Lamine Guirassy et le groupe Hadafo Médias n’ont pas encore officiellement réagi à ces sanctions. Cependant, cette décision relance le débat sur la liberté de la presse et la responsabilité des journalistes en Guinée.































