Selon la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), la liquidité du système bancaire a augmenté de 8,1 % en septembre, par rapport à fin juin 2025, alors que le taux de croissance est estimée à 6,3 % au troisième trimestre (T3) 2025.
Le taux de croissance de la Guinée, est estimée à 6,3 % au troisième trimestre (T3) 2025, contre 7,1 % au T2, tirée principalement par la demande intérieure et extérieure. Au niveau des finances publiques, les indicateurs budgétaires se sont améliorés. Le déficit du solde budgétaire (incluant les dons) est passé de 5,9 % du PIB au T2 dernier à 2,4 % du PIB au T3.
Les réserves de change ont progressé de 25,7 %
La liquidité du système bancaire a augmenté de 8,1 % en septembre, par rapport à fin juin 2025, pour atteindre 12 764,1 milliards GNF. Les réserves de change ont quant eux progressé de 25,7 %, pour s’établir à USD 3,6 milliards, correspondant à une couverture de 3,1 mois d’importations de biens et services.
En parallèle, la croissance de la masse monétaire a baissé à 23,7 % à fin septembre 2025, contre 36,3 % à fin septembre 2024, en raison du ralentissement des avoirs intérieurs nets. Les taux débiteurs sont passé en moyenne de 14,15 % au T2 2025 à 13,82 % au T3. Toutefois, sur le marché des changes, le franc guinéen s’est déprécié de 0,7 % face au dollar et de 0,3 % par rapport à l’euro en glissement annuel.
L’inflation est projetée à 3,2 % en 2025
Selon la BCRG, le taux d’inflation en glissement annuel s’établirait à 3,9 % au T4 2025, soit une hausse de 1,2 %, par rapport au T3 2025. De plus, l’inflation moyenne devrait se chiffrer à 3,2 % en 2025, à 4,4 % en 2026. Par ailleurs, le taux d’inflation est projeté à 4,0 % et 4,3 % au deux premiers trimestres de 2026.
La BCRG opte pour la prudence et maintient son taux directeur inchangés
Lors de la 20e réunion du Comité de politique monétaire de la BCRG, les principaux risques identifiés était liés aux difficultés de débarquement au port autonome de Conakry, les perturbations d’approvisionnement en produits pétroliers, les pressions budgétaires inflationnistes et la dégradation des routes dans les zones agricoles pendant la saison pluvieuse. Ces risques et facteurs ont conduit le Comité, de maintenir inchangées les conditions monétaires. Le taux directeur et le coefficient des réserves obligatoires sont maintenus respectivement à 9,75 % et 11,75 %.





























