Ce jeudi 23 juillet 2026, les marchés pétroliers ont été secoués par une nouvelle flambée, des tensions au Moyen-Orient. Les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement mondial ont propulsé le Brent à son plus haut niveau depuis deux mois.
Le prix du pétrole brut Brent a bondi de 5 %, atteignant environ 98,5 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis le 22 mai 2026. Cette forte progression s’explique par les inquiétudes croissantes des marchés face à un risque de perturbation des exportations de pétrole dans une région stratégique pour l’approvisionnement mondial.
Selon l’agence britannique United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), un pétrolier a pris feu après avoir été touché à environ 70 milles nautiques au sud-ouest d’Al Shuqaiq, au large de l’Arabie saoudite.
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué l’attaque, affirmant avoir visé deux pétroliers saoudiens à l’aide de drones et de missiles, qu’ils accusent d’avoir enfreint leur blocus maritime.
Cette attaque est intervenue quelques heures après une nouvelle mise en garde du président américain Donald Trump, qui a menacé de frapper des infrastructures stratégiques iraniennes, notamment des ponts et des centrales électriques, en cas d’attaque contre un navire dans le détroit d’Ormuz attribuée à Téhéran.
L’Iran a aussitôt répondu en promettant des représailles contre les infrastructures et les actifs énergétiques liés aux États-Unis dans la région si ces menaces étaient mises à exécution.
Pour les investisseurs, cette nouvelle escalade ravive le risque d’une perturbation des flux pétroliers transitant par le Moyen-Orient, en particulier par le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce mondial du brut. Cette perspective a immédiatement renforcé la prime de risque sur les marchés, alimentant la hausse des cours du pétrole.





























