Les prix du pétrole ont fortement grimpé lundi sur les marchés internationaux, dépassant le seuil des 100 dollars le baril et atteignant leurs niveaux les plus élevés depuis mi-2022, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.
Avant l’ouverture des places européennes, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, a brièvement bondi de plus de 30 % pour atteindre 119,48 dollars, avant de réduire ses gains autour de 102 dollars. De son côté, le Brent crude oil, principale référence mondiale, progressait d’environ 15 %, s’échangeant autour de 107 dollars le baril.
Cette envolée spectaculaire des cours intervient alors que l’escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran alimente les craintes d’une perturbation majeure de l’approvisionnement énergétique mondial. Les tensions se concentrent notamment autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié.
Parallèlement à ces développements militaires, Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême Ali Khamenei, a été désigné pour lui succéder, un signal interprété par certains observateurs comme la volonté de Téhéran de maintenir une ligne dure face aux pressions internationales.
Des répercussions économiques mondiales redoutées
L’envolée des prix de l’énergie pourrait avoir des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient. La directrice générale FMI, Kristalina Georgieva, a averti lundi que le conflit pourrait accentuer les tensions inflationnistes à l’échelle mondiale.
Selon elle, une hausse de 10 % des prix du pétrole maintenue sur une longue période pourrait ajouter environ 0,4 point de pourcentage à l’inflation mondiale, ce qui compliquerait davantage les efforts de stabilisation des économies déjà fragilisées par les tensions géopolitiques et les perturbations énergétiques.





























