L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé sa prévision de croissance mondiale à 2,8 %, contre 3,4 % auparavant, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la hausse des coûts de l’énergie et le ralentissement de plusieurs grandes économies.
Dans ses dernières perspectives économiques, l’institution estime que les effets du conflit au Moyen-Orient continueront de peser sur l’activité mondiale, notamment à travers les perturbations des chaînes d’approvisionnement et des infrastructures de transport.
Les principales économies devraient afficher une croissance plus modérée. Les États-Unis sont attendus à 2 % en 2026 puis 1,8 % en 2027, tandis que le Canada verrait sa croissance ralentir à 1,2 % avant un rebond à 1,7 %. Au Royaume-Uni, l’activité progresserait de 0,9 % à 1,1 %, alors que la Chine poursuivrait son ralentissement graduel avec une croissance de 4,5 % en 2026 et 4,3 % en 2027.
L’OCDE met également en garde contre plusieurs risques susceptibles de freiner davantage l’économie mondiale, notamment la flambée des prix de l’énergie, les tensions persistantes sur l’offre, le durcissement des conditions de financement et l’affaiblissement de la confiance des ménages et des entreprises.
Parallèlement, les pressions inflationnistes devraient s’intensifier. L’organisation prévoit une hausse de l’inflation mondiale d’environ 0,4 % en 2026 et de 1,3 % en 2027, compliquant davantage les efforts des banques centrales pour stabiliser les prix tout en soutenant la croissance.
Cette révision illustre les difficultés croissantes auxquelles l’économie mondiale est confrontée, alors que les perspectives de reprise demeurent fragilisées par un environnement international toujours incertain.






























