Le prix de l’or est resté stable autour de 4 050 dollars l’once vendredi 24 juillet 2026, après avoir perdu près de 2 % lors de la séance précédente. Le métal précieux peine à rebondir, les investisseurs privilégiant la prudence avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.
La flambée des prix du pétrole, alimentée par les craintes de perturbations des approvisionnements dans le Golfe, ravive les anticipations d’une inflation plus durable. Ce scénario renforce les attentes d’un maintien prolongé de taux d’intérêt élevés aux États-Unis, un environnement généralement défavorable à l’or, qui ne génère pas de rendement.
Les marchés tablent sur un statu quo de la Fed lors de sa réunion de la semaine prochaine. Toutefois, les investisseurs continuent d’évaluer une forte probabilité d’un nouveau relèvement des taux en septembre, ce qui limite les achats sur le métal jaune.
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a, elle aussi, laissé ses taux directeurs inchangés jeudi, tout en indiquant qu’une hausse restait envisageable lors de sa prochaine réunion si les pressions inflationnistes persistent.
Sur le marché physique, la demande reste contrastée en Asie. En Inde, les décotes sur l’or ont atteint leur plus haut niveau en sept semaines, la hausse des prix ayant freiné les achats. À l’inverse, l’intérêt des consommateurs s’est renforcé en Chine, soutenant partiellement la demande dans le premier marché mondial de l’or.
Malgré les incertitudes géopolitiques, qui soutiennent habituellement les actifs refuges, l’évolution des anticipations de politique monétaire demeure le principal facteur d’orientation du marché de l’or à court terme.





























