Les autorités maliennes ont ordonné la fermeture des bureaux de la Compagnie aurifère Barrick Gold le 15 avril 2025, en raison d’un litige fiscal portant sur le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto.
Le bras de fer entre Bamako et la Compagnie aurifère Barrick Gold s’intensifie. Après l’émission d’un mandat d’arrêt contre le PDG Mark Bristow en novembre dernier, suivie de la saisie de 3 tonnes d’or du site de Loulo-Gounkoto en janvier, le gouvernement malien a procédé à la fermeture des bureaux du géant minier canadien pour « non-paiement d’impôts ».
Le litige concerne Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands sites aurifères du monde, dont 80 % appartiennent à Barrick et 20 % à l’Etat malien. Pour restructurer sa souveraineté sur les ressources naturelles, le Mali a adopté en 2024, un nouveau code minier visant à augmenter sa participation dans les projets d’exploitation de l’or.
De son côté, l’entreprise dit vouloir « une solution constructive », mais n’exclut pas de recourir « à l’arbitrage international et les voies de droit dont elle dispose ».































