Face aux tensions qui secouent le marché pétrolier depuis l’escalade militaire au Moyen-Orient, les pays membres de l’International Energy Agency (AIE) ont annoncé le 11 mars le déblocage de 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques.
Il s’agit de la plus importante opération d’urgence jamais décidée par l’agence, un volume plus de deux fois supérieur à celui libéré après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement mondial alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, alimentent les craintes de perturbations majeures des flux énergétiques.
Selon le directeur exécutif de l’agence, Fatih Birol, cette décision constitue une réponse collective d’une ampleur sans précédent destinée à stabiliser les marchés.
Mais cette intervention n’a pas suffi à calmer la nervosité des investisseurs. Les prix du pétrole ont de nouveau franchi la barre des 100 dollars ce jeudi matin : le Brent crude oil atteignait 101,59 dollars, tandis que le WTI s’approchait des 96 dollars.
La pression reste forte sur les marchés, alors que de nouvelles attaques visant des infrastructures pétrolières dans le Golfe ont été signalées et que le président américain Donald Trump multiplie les déclarations sur la poursuite des opérations contre l’Iran.






























