Les cours du brut se redressent légèrement ce lundi 29 juin 2026, après plusieurs semaines de tensions au Moyen-Orient, portés par l’annonce d’une trêve temporaire entre les États-Unis et l’Iran. Mais les marchés restent prudents, entre espoir diplomatique et risques persistants sur le détroit d’Ormuz.
Le marché pétrolier a repris de la hauteur ce 29 juin, avec un baril de brut autour de 69,7 dollars et un Brent repassant au-dessus des 72 dollars. Ce rebond intervient après un creux de 4 mois, dans un contexte encore dominé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
La récente dynamique des prix est directement liée à un début d’apaisement entre Washington et Téhéran. Les deux pays auraient convenu de suspendre les attaques réciproques en attendant la reprise de discussions diplomatiques prévues cette semaine. Une accalmie jugée fragile par les marchés, qui restent suspendus à l’évolution des négociations.
Le week-end a été marqué par une nouvelle escalade militaire dans la région du détroit d’Ormuz, après plusieurs incidents visant des navires commerciaux, dont un supertanker transportant du pétrole qatari. Ces événements ont brièvement perturbé la navigation dans cette zone stratégique, provoquant des retards et une forte nervosité chez les armateurs.
Si une partie des pertes enregistrées depuis la fin février a été effacée, l’incertitude demeure élevée. Plusieurs centaines de navires seraient encore en attente dans le golfe Persique, les opérateurs préférant limiter les risques dans un corridor maritime jugé sensible.
Les investisseurs, eux, gardent les yeux rivés sur les prochaines rencontres diplomatiques, notamment une réunion attendue à Doha. Un éventuel accord durable pourrait non seulement stabiliser les prix de l’énergie, mais aussi rétablir pleinement la circulation dans le détroit d’Ormuz, axe clé du commerce pétrolier mondial.






























