Après un long différend contractuel, la Guinée et le groupe émirati Emirates Global Aluminium (EGA) ont trouvé un accord mettant fin au litige autour de Guinea Alumina Corporation (GAC). L’annonce a été faite le 5 mai 2026 dans un communiqué du Comité stratégique de Simandou.
Le contentieux en question trouve son origine dans la résiliation, en juillet 2025, de l’accord liant l’État guinéen au groupe depuis 2004. Conakry reprochait notamment à EGA de ne pas avoir respecté ses engagements industriels, en particulier la construction d’une raffinerie d’alumine, pourtant au cœur du partenariat initial. Malgré la poursuite des exportations de bauxite vers les Émirats arabes unis, aucun projet de transformation locale n’avait été concrétisé, une situation que le groupe justifiait par « de nombreux défis économiques, techniques et environnementaux ».
A la suite de la résiliation, les actifs de GAC ont été transférés à Nimba mining company, une structure étatique appelée à reprendre l’exploitation du projet de Sangaredi.
Ce nouvel accord conclu prévoit « le versement d’un montant forfaitaire à GAC », en contrepartie notamment de ce transfert d’actifs. Il entérine également « la reconduction des accords d’approvisionnement en bauxite » entre la Compagnie des Bauxites de Guinée et EGA.
Si cet accord met fin à un contentieux de longue durée, il acte surtout une reconfiguration des relations contractuelles entre la Guinée et EGA. Le transfert des actifs de GAC et la poursuite des flux d’approvisionnement via la CBG traduisent une continuité partielle des intérêts économiques. Toutefois, les termes financiers exacts de l’accord, notamment le montant du versement forfaitaire, n’ont pas été rendus publics.






























