Le constructeur japonais Nissan a enregistré une perte historique de 4,1 milliards EUR, la pire de son histoire. Fragilisé par la chute de ses ventes en Chine et aux Etats-Unis, le groupe prévoit de supprimer près de 20 000 postes et de fermer plusieurs usines d’ici 2027.
La crise est profonde chez Nissan. En dévoilant un lourd déficit, le constructeur nippon déclenche un plan de restructuration radical : 15 % des effectifs mondiaux supprimés, sept usines fermées, investissements gelés. Le PDG Ivan Espinosa, évoque une structure de coûts devenue intenable, dans un contexte mondial jugé « volatil et imprévisible ».
La chute de Nissan est aussi un coup dur pour Renault, partenaire du groupe, qui prévoit un impact négatif de 2,2 milliards EUR dès le premier trimestre. Dans les rues de Tokyo, l’annonce choque. Les licenciements de cette ampleur restent rares au Japon. Le récent échec de la fusion avec Honda alimente les regrets.
Plus largement, l’industrie automobile japonaise traverse une zone de turbulences. Toyota prévoit déjà une baisse de 35 % de son bénéfice net, et les menaces de surtaxes américaines ajoutent à l’incertitude.































