Bénéfice net cumulé de 2 396 milliards GNF, hausse de 35 % du total bilan, progression soutenue des dépôts et des crédits, taux de créances en souffrance maîtrisé à 9 % avec un provisionnement en amélioration constante : les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le système bancaire guinéen affiche une bonne santé et la Banque Centrale ne s’en cache pas. Retour, la session technique avec la mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Izabela Karpowicz, dans le cadre des négociations pour un programme de Facilité élargie de crédit (FEC), le jeudi 18 juin 2026.
Les chiffres présentés ont parlé d’eux-mêmes, les banques guinéennes ont traversé l’année 2025 sans enregistrer la moindre perte, avec des indicateurs de solidité en nette progression. La délégation de la BCRG a mis en avant la capacité du secteur à absorber les chocs, mais aussi à en sortir renforcer lors de la session technique avec la mission du FMI. Par ailleurs, les avancées en matière d’inclusion financière ont été mises aussi en exergue, avec un réseau bancaire qui grandi avec 24 établissements de crédit, 231 agences et 251 guichets automatiques sont répartis sur l’ensemble du territoire, et la volonté de poursuivre cet essor pour garantir à chaque guinéen un égal accès aux services bancaires formels.
La question épineuse de la pénurie de billets, qui continue d’inquiéter les ménages et les acteurs économiques, a également été longuement abordée au cours de cette rencontre. La BCRG a livré une lecture sans concession du phénomène, en écartant d’emblée l’hypothèse d’une insuffisance de l’offre monétaire comme explication unique. Les responsables ont plutôt pointé du doigt un ensemble de facteurs comportementaux et de rigidités structurelles pour rendre compte de la persistance des tensions sur le cash. Pour y remédier, une stratégie à long terme a été présentée, fondée sur trois leviers complémentaires : l’accélération de la digitalisation des paiements, le développement de l’interopérabilité entre les différents systèmes électroniques, et le renforcement de l’éducation financière des populations pour diminuer progressivement la préférence pour les billets physiques.
Des performances solides dans un contexte mondial tendu, mais un défi persistant sur le terrain
Alors que les tensions économiques internationales ont ébranlé plusieurs systèmes financiers à travers le monde, la Guinée affiche des résultats bancaires remarquables, preuve de la résilience du secteur.
Cependant, sur le terrain, la pénurie de billets reste une réalité pour les ménages et les commerçants, en particulier pour ceux qui ont besoin de liquidités importantes pour leurs transactions quotidiennes. L’accès au cash demeure difficile pour une frange de la population qui, faute de solutions alternatives immédiates, s’est résignée à cette situation. La BCRG devra donc conjuguer la mise en avant de ses excellents résultats avec une réponse concrète et rapide aux attentes des populations, afin que les solutions digitales promises deviennent effectivement accessibles à tous et que la confiance affichée au niveau institutionnel se traduise par une amélioration tangible des conditions de vie des citoyens.






























