Le Conseil d’administration du groupe de la Banque mondiale a approuvé, le 23 juin 2026 à Washington, le nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPF) 2027-2033 de la Guinée, ouvrant la voie à une mobilisation potentielle de plus de 3 milliards de dollars. Cette décision intervient à un moment charnière où le pays, porté par de grands projets miniers et des perspectives de croissance inédites, cherche à convertir son potentiel économique en développement durable et inclusif.
Le nouveau cadre prévoit 2,1 milliards USD d’engagements de la Banque mondiale sur les sept prochaines années. À cette enveloppe devraient s’ajouter près de 1 milliard USD d’investissements et de garanties mobilisés par la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) afin de soutenir le secteur privé. Au total, plus de 3 milliards USD pourraient être mobilisés, faisant de ce programme l’un des partenariats les plus ambitieux jamais conclus entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale.
Au-delà de son ampleur financière, ce partenariat marque un changement d’échelle dans la coopération entre les deux parties. Il vise moins à financer des projets isolés qu’à accompagner la transformation structurelle de l’économie guinéenne. L’ambition est de tirer davantage de valeur des ressources naturelles du pays, de renforcer les infrastructures, d’améliorer le capital humain et de créer un environnement plus favorable à l’investissement privé, afin de générer une croissance plus diversifiée, résiliente et créatrice d’emplois.
Cette orientation répond aux principaux défis auxquels la Guinée reste confrontée. Malgré l’importance de son potentiel minier, le pays doit encore combler des déficits en infrastructures, accélérer son industrialisation, améliorer l’accès aux services sociaux et favoriser une meilleure intégration du secteur privé dans le développement économique. Le CPF 2027-2033 concentrera ainsi les interventions du Groupe de la Banque mondiale sur les infrastructures économiques, les services publics essentiels, la gouvernance, les réformes économiques, ainsi que la promotion de l’emploi, notamment en faveur des jeunes et des femmes.
La place accordée à la SFI et à la MIGA illustre la volonté du Groupe de la Banque mondiale de faire du secteur privé un moteur de croissance. En facilitant les investissements et en réduisant les risques pour les entreprises, ces deux institutions devraient contribuer à attirer davantage de capitaux dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, l’agro-industrie, les services et l’industrie de transformation.
L’approbation simultanée de 3 projets représentant 291 millions de dollars traduit la volonté de passer rapidement de la stratégie à l’action. Ces premiers financements permettront de lancer des investissements prioritaires tout en amorçant la mise en œuvre du nouveau Cadre de Partenariat Pays.
Par son ampleur et son orientation stratégique, ce nouveau partenariat constitue un signal fort de confiance envers les perspectives de la Guinée. À l’approche de la mise en exploitation de grands projets structurants comme Simandou, il offre au pays une opportunité de transformer la croissance attendue en un développement plus inclusif, fondé sur des infrastructures modernes, un secteur privé plus dynamique et une amélioration durable des conditions de vie des populations.






























