Le ministre de l’Agriculture Félix Lamah, a présidé le 16 septembre 2026, l’atelier de remise des premières cartes d’agriculteurs et de présentation des résultats du Programme national des services de données agricoles de Guinée. Une initiative qui vise à renforcer la connaissance du secteur et à disposer d’informations plus fiables pour orienter les politiques agricoles.
Cette cérémonie marque ainsi une nouvelle étape dans la structuration des données agricoles en Guinée. À travers la remise des premières cartes d’identification, les autorités entendent mieux recenser les producteurs et les exploitations afin de disposer d’une base de référence pour les interventions dans le secteur.
Déployée dans 3 régions du pays, la phase pilote a permis d’enregistrer 20 463 producteurs et de cartographier 23 507 exploitations agricoles. Ces données offrent une 1ere photographie du tissu agricole dans les zones concernées et constituent un outil pour mieux identifier les acteurs, les unités de production et leurs besoins.
Au-delà du simple recensement, l’enjeu est désormais de transformer ces données en un véritable instrument d’action publique. La mise en place d’un registre des producteurs devrait notamment faciliter le ciblage des programmes d’accès aux intrants, de conseil agricole et d’accompagnement des exploitants, tout en contribuant à une allocation plus précise des ressources publiques.
Cette base de données pourrait également intéresser les institutions financières. En disposant d’informations plus précises sur les producteurs et leurs exploitations, celles-ci pourraient mieux apprécier leurs besoins et développer des mécanismes de financement, davantage adaptés aux réalités du monde agricole.
Mais pour produire pleinement ces effets, le dispositif devra relever plusieurs défis. La qualité et la fiabilité des informations collectées, leur actualisation régulière ainsi que leur intégration aux mécanismes de financement, d’assurance et d’accompagnement technique seront déterminantes.
Dans cette perspective, la carte d’agriculteur ne devra pas se limiter à un document d’identification. Sa valeur dépendra surtout des services qui lui seront associés et de la capacité des acteurs à mesurer concrètement ses effets sur la productivité, les revenus des exploitants et leur accès aux marchés.






























