Le pétrole et l’or ont évolué en sens opposé ce lundi 6 juillet 2026. Le Brent a reculé sous les 72 dollars le baril, tandis que l’or est resté au-dessus de 4 100 dollars l’once.
Les marchés des matières premières ont débuté la semaine sur des tendances divergentes. Le pétrole a poursuivi son repli, tandis que l’or est resté proche de ses récents sommets, les investisseurs réévaluant à la fois les perspectives d’approvisionnement en énergie et l’évolution attendue de la politique monétaire américaine.
Le Brent s’échangeait sous les 72 dollars le baril, un niveau proche de son plus bas depuis la fin février. Cette baisse intervient alors que les flux maritimes à travers le détroit d’Ormuz montrent des signes de normalisation après les perturbations liées aux tensions régionales. Dans le même temps, l’OPEP+ a validé une augmentation de sa production de 188 000 barils par jour à partir du mois prochain, poursuivant le démantèlement progressif des réductions volontaires de production. Les exportations des principaux producteurs du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, reviennent également à des niveaux plus élevés, renforçant les anticipations d’une offre mondiale plus importante.
À l’inverse, l’or se maintenait au-dessus de 4 100 dollars l’once, profitant d’un contexte plus favorable aux actifs refuges. Les investisseurs ont réagi à la publication de statistiques de l’emploi américain inférieures aux attentes. En juin, les États-Unis ont créé 57 000 emplois non agricoles, contre 110 000 attendus par les marchés, un ralentissement qui alimente les anticipations d’un assouplissement du cycle de resserrement monétaire de la Réserve fédérale.
Le repli des cours du pétrole a également contribué à réduire les inquiétudes liées à l’inflation, confortant l’idée que la banque centrale américaine pourrait être moins encline à relever ses taux directeurs dans les prochains mois. Selon l’outil CME FedWatch, la probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de septembre est ainsi retombée à 50 %, contre 66 % avant la publication des chiffres de l’emploi.
Ces évolutions illustrent le rôle déterminant des anticipations macroéconomiques sur les marchés des matières premières. Alors que le pétrole est principalement influencé par les perspectives d’offre et de demande, l’or continue de bénéficier des attentes de taux d’intérêt plus faibles, un environnement généralement favorable aux actifs ne générant pas de rendement.






























