Le regain des affrontements entre les États-Unis et l’Iran continue d’influencer les marchés des matières premières. Le pétrole conserve une partie de ses gains après sa forte progression de la veille, tandis que l’or bénéficie de la demande de valeurs refuges, malgré les incertitudes liées à la politique monétaire américaine.
Le pétrole brut Brent évoluait autour de 78,3 dollars le baril jeudi, après avoir bondi de 5,2 % la veille, sa plus forte hausse quotidienne depuis mai. Les investisseurs restent préoccupés par les risques pesant sur l’approvisionnement mondial après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran.
Les nouvelles frappes américaines contre l’Iran et les représailles de Téhéran contre des bases américaines ont replacé le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, au centre des préoccupations. Les données de suivi maritime montrent un ralentissement du trafic dans la zone, même si les flux pétroliers continuent globalement de circuler.
Dans le même temps, l’or est remonté au-dessus de 4 100 dollars l’once, porté par la demande de valeurs refuges. Le métal précieux bénéficie des incertitudes géopolitiques, même si les craintes d’une inflation plus persistante continuent d’alimenter les anticipations de taux d’intérêt élevés aux États-Unis.
Les investisseurs ont également analysé le compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale (Fed). Si seuls quelques responsables se sont prononcés pour un relèvement des taux à court terme, les inquiétudes liées à l’inflation demeurent. Les marchés anticipent ainsi au moins une hausse des taux directeurs d’ici la fin de 2026, un facteur susceptible de limiter les gains de l’or à moyen terme.






























